Tricoter un col : rond, en V, roulé ou claudine, toutes les techniques

Dans beaucoup de pulls faits main, c’est le col qui trahit le niveau du tricoteur ou de la tricoteuse. Corps impeccable, manches alignées… et puis une encolure qui baille, gondole ou serre la gorge. Le

Sophie Martineau

Rédigé par : Tricool

Publié le : 16 juillet 2026


Dans beaucoup de pulls faits main, c’est le col qui trahit le niveau du tricoteur ou de la tricoteuse. Corps impeccable, manches alignées… et puis une encolure qui baille, gondole ou serre la gorge. Le col, qu’il soit rond, en V, roulé ou col claudine, change totalement le style d’un ouvrage. Il peut rendre un simple rectangle de jersey soudain très travaillé, ou au contraire gâcher des heures de tricot. La bonne nouvelle, c’est que les techniques de tricot pour les encolures suivent des logiques assez simples, à condition de poser les bases calmement : repérer les mailles, comprendre les diminutions, choisir les bons points de tricot pour les fins de col.

Imagine un pull basique tricoté droit, dans une jolie laine, par une débutante comme Léa. Premier projet « sérieux », premier blocage : comment attaquer le col sans tout abîmer ? Faut-il relever les mailles, rabattre directement, suivre au mot près les patrons de tricot ou adapter à sa morphologie ? C’est exactement ce type de questions qui font abandonner des encours entiers au fond des paniers. Pourtant, avec quelques repères visuels et deux ou trois astuces concrètes, il devient possible de transformer un rectangle en pull portable, avec une encolure nette, confortable et dans le style souhaité.

Ce guide passe au crible les quatre formes les plus utilisées : col rond, col en V, col roulé et col claudine. Chaque forme impose un petit raisonnement différent, des diminutions plus ou moins marquées, un choix de bordure réfléchi. Entre les explications, on croise le parcours de Léa et de quelques copines de tricot, avec leurs réussites et leurs ratés. L’objectif n’est pas de sortir un pull de défilé, mais de comprendre ce qu’on fait, maille après maille, pour pouvoir ensuite modifier un modèle, transformer un col rond en V, ou ajouter un col claudine à un gilet enfant sans paniquer.

  • Choisir la bonne forme d’encolure selon la morphologie, le style du vêtement et l’usage quotidien.
  • Comprendre les bases techniques communes à tous les cols : relever des mailles, répartir les diminutions, choisir une bordure qui tient.
  • Tricoter un col rond net, sans vague ni escalier, en suivant une méthode progressive et lisible.
  • Réussir un col en V bien pointu, symétrique, avec un V qui tombe exactement où il faut.
  • Monter un col roulé confortable (ni garrot ni cheminée effondrée) et adapter sa hauteur.
  • Ajouter un col claudine sur un pull déjà tricoté ou prévu dès le départ, pour un rendu graphique et soigné.

Comprendre les bases pour tricoter un col réussi, quelle que soit la forme

Avant de plonger dans le col rond ou le col en V, un petit détour par les bases évite beaucoup d’énervement. Tous les cols ont en commun trois étapes clés : préparer l’ouverture, relever ou monter les mailles du bord, puis choisir et tricoter la bordure. Quand ces trois étapes sont claires, le reste n’est qu’une variation.

Pour Léa, tout a commencé par le montage. Elle avait suivi un modèle de pull droit avec encolure simple. Au moment de former celle-ci, les diminutions lui semblaient totalement abstraites. Sauf que l’étape cruciale se jouait bien avant, au premier rang : le choix du bon montage de mailles. Un montage trop serré donne un col qui étouffe, un montage trop lâche un bord qui se détend. Pour un premier pull, un montage classique type « long tail » (ou son équivalent expliqué en français) reste une valeur sûre. Un passage par un pas-à-pas comme ce guide pour monter les mailles au tricot évite déjà un bon nombre de catastrophes.

Deuxième pilier : la compréhension des points. Un col tricoté en jersey simple a tendance à roulotter. C’est charmant pour un col roulé, beaucoup moins pour une encolure de pull classique. C’est pour cela que la majorité des patrons de tricot proposent une bordure en côtes (1/1 ou 2/2) ou en point de riz. Ces points alternent mailles endroit et mailles envers et créent naturellement un bord élastique mais stable. Apprendre à tricoter la maille endroit et le jersey de manière régulière change déjà la tête d’une encolure.

Vient ensuite le relevage des mailles, étape qui fait peur à beaucoup. Le principe : avec les mêmes aiguilles à tricoter ou une taille légèrement plus petite, on pique le bord de l’ouverture pour « ramasser » des mailles sur lesquelles on va tricoter le col. L’erreur fréquente consiste à relever une maille dans chaque rang, surtout sur les bords verticaux : le col gondole alors. Une règle simple pour les fils moyens en jersey consiste à relever environ 3 mailles pour 4 rangs. Ce n’est pas une science exacte, mais ce ratio donne un bord qui se pose bien.

Autre point que beaucoup négligent : le choix de la taille d’aiguille pour les fins de col. Utiliser une demi-taille en dessous de celle du corps du pull permet souvent d’éviter un col qui baille. Pour Léa, passer du 4 mm au 3,5 mm au moment des côtes a tout changé. Son deuxième pull avait une encolure propre, qui tenait en place sans effort.

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Enfin, un mot sur les diminutions et augmentations. Pour façonner un col en V ou arrondir un col rond, la manière de réduire les mailles influe directement sur le dessin final. Deux mailles tricotées ensemble donnent une diminution inclinée, les surjets en donnent une autre. Jouer sur le côté où l’on place ces diminutions permet d’obtenir un V plus net, un arrondi plus doux. Les diminutions rapprochées creusent fort, les diminutions espacées dessinent un col plus prudent.

Une fois ces bases intégrées, chaque type de col devient un terrain de jeu plutôt qu’un mur infranchissable. La suite le montre en détail, en commençant par l’encolure la plus classique.

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Tricoter un col rond net et confortable sans mauvaises surprises

Le col rond reste le plus utilisé, surtout pour les pulls enfants, les sweats tricotés et les modèles débutants. Pourtant, c’est souvent lui qui gondole, forme un escalier au milieu ou tombe trop bas. La clé se trouve dans la préparation de l’ouverture et la régularité des diminutions.

Dans beaucoup de patrons de tricot, l’encolure ronde est construite en deux temps. On commence par tricoter droit jusqu’à une certaine hauteur, puis on rabat un paquet de mailles au centre du devant. Ensuite, on travaille chaque épaule séparément, en rabatant quelques mailles au début de chaque rang pour arrondir l’encolure. Ce système marche, mais donne parfois un arrondi un peu carré, surtout si les blocs de diminutions sont trop concentrés.

Une approche plus fluide consiste à répartir les diminutions sur plusieurs rangs, avec des paliers. Par exemple, pour une ouverture de 20 mailles au centre, au lieu de tout rabattre d’un coup, on peut rabattre 10 mailles, puis 2 mailles de chaque côté sur deux rangs, puis 1 maille deux ou trois fois. Le col gagne en douceur, et l’assemblage avec le dos devient plus harmonieux.

Au moment de relever les mailles pour la bordure, la tentation est grande d’improviser. Mauvaise idée. Noter le nombre de mailles relevées au dos, au devant et sur chaque côté aide à garder un col symétrique. Pour un pull adulte en laine moyenne, on tourne souvent autour de 80 à 110 mailles pour une encolure ronde classique. Si Léa relevait 40 mailles sur le devant et seulement 24 sur le dos, le col partait forcément de travers.

Le choix du point vient ensuite. Pour un col ras du cou, les côtes 1/1 donnent un rendu discret et très souple. Les côtes 2/2 apportent un côté plus sport, parfait pour les sweats tricotés ou les pulls un peu épais. Certains aiment ajouter un rang de mailles envers juste après le relevage des mailles, pour créer une mini ligne de pli et aider le col à se mettre naturellement en place.

Voici un petit tableau récapitulatif qui aide à choisir la bonne combinaison pour un col rond basique :

Type de col rond Taille d’aiguilles Hauteur de bordure Point conseillé
Ras du cou adulte 0,5 taille en dessous du corps 3 à 4 cm Côtes 1/1
Col rond enfant Identique ou 0,5 taille en dessous 2 à 3 cm Côtes 1/1 ou point de riz
Col rond façon sweat 0,5 taille en dessous 4 à 5 cm Côtes 2/2
Col rond large décontracté Identique au corps 2 à 3 cm Côtes 2/2 lâches

Pour visualiser la progression d’un col rond bien construit, une vidéo peut aider à comprendre les gestes et le rythme des diminutions.

Une fois que le col est tricoté, la manière de rabattre les mailles compte autant que tout le reste. Un rabattage classique peut manquer d’élasticité. Un rabattage souple, en alternant des jetés ou en utilisant une taille d’aiguille au-dessus, offre souvent un meilleur confort, surtout pour les enfants qui détestent enfiler quelque chose qui coince sur la tête.

Pour Léa, le déclic est venu quand elle a arrêté de suivre les explications « à l’aveugle » et qu’elle a posé sa pièce à plat pour voir l’arrondi se dessiner rang après rang. À partir du moment où l’œil repère la courbe, les chiffres des diminutions cessent de ressembler à un code secret et deviennent juste un dessin en mailles.

Col en V au tricot : réussir la pointe et la symétrie sans se compliquer la vie

Le col en V fait un peu peur au début, alors qu’il repose sur une idée simple : deux lignes de diminutions qui se rejoignent en pointe. Sa force, c’est qu’il affine la silhouette, laisse respirer le cou et permet de glisser un tee-shirt ou une chemise en dessous. Il est particulièrement intéressant sur les gilets, les pulls d’intersaison et la layette mixte.

Dans un gilet en V, la forme se construit souvent à partir de la base du devant. On monte toutes les mailles, puis on commence les diminutions très tôt, le long de la future ouverture, à raison d’une diminution tous les deux ou quatre rangs. Plus les diminutions sont rapprochées, plus le V est profond. C’est un choix esthétique, mais aussi pratique : un V très plongeant sur un pull d’enfant, on sait comment ça finit, avec les épaules dehors en permanence.

Techniquement, un col en V propre repose sur deux choses. D’abord, choisir le bon type de diminution de chaque côté. Par exemple, sur le côté droit du V, on peut tricoter deux mailles ensemble, ce qui donne une diminution inclinée vers la droite. Sur le côté gauche, un surjet simple (glisser une maille, tricoter la suivante, puis passer la maille glissée par-dessus) donne une pente vers la gauche. Résultat : une pointe de V bien nette, comme tracée au crayon.

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Ensuite, il faut décider quoi faire de la maille centrale du V. Certains modèles prévoient une maille « colonne » au milieu, qu’on garde toujours tricotée à l’endroit par exemple, et autour de laquelle on diminue. D’autres suppriment cette maille au moment où le V a atteint la profondeur souhaitée. Là encore, un petit croquis au crayon aide à voir ce qui se passe, bien plus qu’une longue explication.

Une fois le V façonné, la bordure se tricote en général en relevant des mailles tout autour de l’encolure, en faisant bien attention au point de rencontre de la pointe. Relever une maille pile sur la maille centrale du V, puis continuer de chaque côté, permet ensuite de tricoter une bordure en côtes qui suit naturellement la forme. Pour éviter un trou à la pointe, certains tricotent trois mailles ensemble sur un rang de la bordure, juste à cet endroit stratégique.

Pour Léa, la première tentative de col en V s’est soldée par une pointe arrondie, presque carrée. Elle avait oublié tout simplement de concentrer ses diminutions au même endroit, variant les méthodes et les positions. À la deuxième tentative, en notant sur un carnet « diminution à 2 mailles du bord tous les 2 rangs », le V s’est formé presque tout seul.

Ce type de col permet aussi des fantaisies. Par exemple, placer un point texturé (point de riz, côtes torses) sur quelques mailles de part et d’autre du V pour le souligner, ou jouer avec un changement de couleur le long de l’encolure. Pour les tricots de bébé, un col en V peu profond, associé à des modèles de tricot pour bébé, donne un air habillé sans gêner les mouvements.

Pour celles et ceux qui aiment voir le geste avant de se lancer, une recherche ciblée de vidéo accélère beaucoup l’apprentissage.

Dernier point souvent sous-estimé : le blocage. Une fois le pull terminé, humidifier légèrement et mettre en forme la pointe du V avec quelques épingles sur une surface plane permet de « fixer » la symétrie. Ce n’est pas de la triche, c’est simplement utiliser la mémoire de la fibre pour stabiliser le travail.

Col roulé au tricot : jouer sur la hauteur, la souplesse et la chaleur

Le col roulé divise souvent. Certains adorent se cacher dedans tout l’hiver, d’autres ont l’impression d’étouffer. La clé, c’est d’adapter la hauteur et la souplesse à la personne qui va porter le pull. Rien à voir entre un col roulé épais pour un ado frileux et un petit col cheminée pour un bébé.

Techniquement, le col roulé n’est pas compliqué à tricoter. Une fois l’encolure de base préparée, on relève les mailles tout autour, puis on tricote en rond, le plus souvent en côtes 1/1 ou 2/2, sur une certaine hauteur. Le choix du nombre de mailles et de la taille d’aiguilles devient ici déterminant. Trop serré, le col serre la gorge. Trop large, il tombe tristement et laisse passer l’air froid.

Pour Léa, la première expérience de col roulé s’est faite sur un bonnet transformé en mini chauffe-cou pour son neveu. Bonne façon de tester la sensation avant de se lancer sur un pull entier. Avec la même laine que le bonnet, quelques rangs de côtes tricotés en rond ont permis de vérifier qu’il aimait la texture et la chaleur sans réclamer de le retirer au bout de dix minutes. D’ailleurs, les bases apprises sur un modèle de bonnet tricoté se réutilisent très bien pour ce type de col.

Un col roulé classique, qu’on plie en deux, tourne souvent autour de 18 à 25 cm de hauteur totale avant pliage pour un adulte. Pour un enfant, on reste plutôt vers 10 à 15 cm, en visant plus le col cheminée que la cheminée de locomotive. Tricoter 2 ou 3 cm de plus que la hauteur voulue donne un roulé plus généreux, mais il faut que la personne accepte cette sensation autour du cou.

Le choix du fil joue un rôle énorme. Une laine légèrement élastique, avec un peu de polyamide ou d’élasthanne, garde bien sa forme. Un fil 100 % coton, lui, risque de se détendre et de finir en col bateau malgré toutes les bonnes intentions. Pour les peaux sensibles, privilégier les Mérinos doux ou les mélanges avec de l’alpaga, quitte à doubler une laine plus rustique pour le corps et une laine très douce pour le col.

Pour éviter la « cassure » entre le col roulé et le corps du pull, certains aiment intégrer des augmentations discrètes au premier rang de côtes, surtout si l’ouverture de base est un peu serrée. À l’inverse, une petite série de diminutions à la fin peut affiner la sortie du col, pour qu’il se replie mieux.

Le rabattage doit rester ultra souple. On peut, par exemple, utiliser une méthode élastique, en alternant des jetés avec les mailles rabattues. Une autre astuce consiste à rabattre avec une aiguille une taille au-dessus, même si tout le col a été tricoté avec une taille en dessous de celle du corps. Oui, cela fait jongler avec trois tailles d’aiguilles, mais la différence de confort au quotidien est nette.

En résumé, le col roulé est moins une question de technique compliquée qu’un réglage fin entre hauteur, largeur et matière. Ceux qui détestaient cette forme à l’école changent parfois d’avis en portant un col roulé tricoté sur mesure, avec une laine qu’ils supportent vraiment.

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Col claudine au tricot : donner du style avec un détail amovible ou cousu

Le col claudine fait partie de ces finitions qui transforment aussitôt un tricot simple en pièce travaillée. Bord arrondi, souvent plat, il encadre le cou, rappelle les robes d’enfants sages ou les blouses rétro. Bonne nouvelle, il se tricote aussi bien directement sur le vêtement qu’en pièce séparée à ajouter ensuite.

Pour un col claudine directement intégré au pull, on part en général d’un col rond basique. L’encolure est formée comme d’habitude, mais au lieu de relever des mailles pour une bordure en côtes, on relève uniquement celles nécessaires au futur col, sur l’avant et éventuellement un peu sur le dos. Les mailles sont alors travaillées à plat, en aller-retour, pour dessiner deux pans qui vont se poser de part et d’autre du cou.

Le dessin typique d’un col claudine repose sur une base droite qui suit l’encolure, puis des augmentations régulières qui arrondissent le bord extérieur. Par exemple, on peut commencer par quelques rangs de point mousse, puis, tous les deux rangs, faire une augmentation de chaque côté de la pièce. Les bords s’évasent, la forme du col apparaît. Un rabattage souple, parfois agrémenté d’un rang de mailles serrées au crochet ou d’un rang de picots, vient terminer joliment le tout.

Pour Léa, le premier col claudine a été tricoté séparément, comme un petit accessoire. Idéal pour tester sans engager tout un pull. Il suffit alors de monter un certain nombre de mailles, de tricoter la forme du col, puis de prévoir un système de fermeture au dos, avec un bouton ou un ruban. Ce type de col amovible se pose ensuite sur n’importe quel pull en jersey, même acheté, et change instantanément le style.

Ce qui fait souvent la différence, ce sont les détails. Un fil plus fin pour le col que pour le corps du tricot donne un effet délicat. Une couleur contrastante souligne la forme. Un petit liseré au crochet ou un changement de point sur les quelques derniers rangs (point de riz, petites côtes) apporte du relief. Les points de tricot les plus simples suffisent, tant que la tension reste régulière.

Le col claudine peut aussi s’adapter très bien à la layette. Sur un petit gilet de bébé, quelques mailles en plus au niveau de l’encolure, travaillées en demi-cercle, offrent un résultat adorable sans gêner le confort. Dans ce cas, on pense évidemment aux fils doux, lavables facilement, et on évite les bords trop rigides qui pourraient irriter le cou.

Pour ceux qui aiment suivre une grille plus qu’un texte, un bon réflexe consiste à s’appuyer sur des fiches de points de tricot ou de formes. Un document comme le PDF de points de tricot à télécharger aide à choisir un point décoratif pour le bord du col, sans avoir à tout inventer.

Le vrai avantage du col claudine, c’est sa modularité. On peut très bien en tricoter deux ou trois, dans des couleurs différentes, et les interchanger sur le même pull. On peut aussi en offrir comme petit cadeau, avec la satisfaction d’avoir travaillé une petite pièce soignée plutôt qu’un gros ouvrage fatiguant. Et pour les enfants, c’est souvent l’occasion de jouer à transformer leur pull préféré en tenue de fête en trois secondes.

Comment éviter qu’un col tricoté baille après quelques ports ?

Le col qui baille vient souvent d’un relevage de mailles trop généreux ou d’une bordure tricotée avec la même taille d’aiguilles que le corps. Pour limiter ce problème, relève légèrement moins de mailles que de rangs sur les bords verticaux (par exemple 3 mailles pour 4 rangs), utilise des aiguilles une demi-taille en dessous pour la bordure, puis rabats les mailles avec une méthode souple mais pas lâche. Un léger blocage final, sans tirer sur l’encolure, aide aussi à stabiliser la forme.

Faut-il toujours suivre exactement les explications de col d’un patron de tricot ?

Un patron de tricot donne une bonne base, mais rien n’empêche d’ajuster la profondeur de l’encolure ou la hauteur du col. Pour un premier essai, mieux vaut suivre les indications au plus près, puis, au moment d’essayer le vêtement, noter ce qui plaît ou non : col trop serré, trop haut, trop large. Sur le prochain projet, on pourra modifier le nombre de rangs de la bordure ou la fréquence des diminutions pour adapter le col à sa morphologie et à ses préférences.

Quel type de col conseiller pour un premier pull au tricot ?

Pour un tout premier pull, un col rond simple, avec bordure en côtes 1/1, reste le plus rassurant. Il demande seulement de savoir relever des mailles et de tricoter des côtes régulières. Une encolure peu profonde limite les risques d’erreur, et on peut ensuite s’essayer au col en V ou au col roulé sur un projet suivant. L’important est de choisir une laine ni trop fine ni trop épaisse, pour bien voir les mailles et garder une bonne lisibilité des diminutions.

Peut-on transformer un col rond en col en V sur un pull déjà tricoté ?

C’est possible, mais à condition d’accepter un peu de démontage. On commence par repérer le milieu du devant, puis on détricote quelques rangs au niveau de l’encolure pour ouvrir le V. Ensuite, on façonne progressivement la nouvelle forme en rabatant ou en diminuant de part et d’autre du centre, avant de relever les mailles tout autour pour une nouvelle bordure. Mieux vaut s’exercer d’abord sur un vieux pull ou un prototype pour comprendre comment la matière réagit.

Quels points de tricot utiliser pour que les bords de col restent bien en place ?

Les côtes (1/1 ou 2/2) sont les plus utilisées, car elles offrent à la fois élasticité et tenue. Le point de riz fonctionne très bien pour des cols décoratifs ou des cols claudine, en donnant un bord texturé qui ne roulotte pas. Le point mousse, lui, reste intéressant pour des cols de bébé ou des cols amovibles, car il se tient bien et ne nécessite pas de blocage compliqué. Le jersey seul est à réserver aux cols roulés ou aux effets volontairement roulottés.

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Commencer un tricot : monter les mailles et réussir son premier rang