Tuto : tricoter la maille endroit, torse, glissée et en jersey

Un fil, deux aiguilles à tricoter et une première maille endroit un peu hésitante : beaucoup commencent comme ça, avec l’impression de ne pas avoir les bonnes mains. La réalité, c’est que la plupart des

Sophie Martineau

Rédigé par : Tricool

Publié le : 14 juillet 2026


Un fil, deux aiguilles à tricoter et une première maille endroit un peu hésitante : beaucoup commencent comme ça, avec l’impression de ne pas avoir les bonnes mains. La réalité, c’est que la plupart des ouvrages reposent sur quelques bases solides. Mailles endroit classiques, mailles torses qui dessinent des côtes nettes, mailles glissées qui créent des motifs graphiques, jersey tout simple pour les pulls du quotidien : une fois ces quatre techniques installées dans les doigts, les modèles paraissent tout de suite moins mystérieux.

L’objectif ici n’est pas de vendre du rêve, mais de détailler chaque geste, de repérer les pièges qui font tout détricoter et de montrer comment rattraper les petites catastrophes avant qu’elles ne tournent au drame.

Pour suivre ce tutoriel tricot, une personne va accompagner tout le chemin : Camille, qui a ressorti une pelote oubliée pendant les soldes d’été et qui s’est promis de tricoter un bonnet avant l’automne. Elle ne sait pour l’instant faire qu’un point de tricot approximatif, qu’elle appelle « le point de base ». On va préciser ce que cache cette expression floue, nommer correctement les mailles, comprendre à quoi elles servent et surtout comment les utiliser pour tricoter vraiment ce qu’on veut, pas juste un rectangle bancal.

Entre une maille endroit bien posée, une maille torse qui resserre le tissu, une maille glissée décorative et un jersey régulier, le tricot prend une autre allure, plus maîtrisée, plus prévisible. Du coup, même un modèle de tricotage bébé ou un bonnet paraît accessible avec un peu de patience.

En bref

  • Maille endroit : la base de presque tout, utilisée seule ou alternée avec la maille envers pour créer des points de tricot variés.
  • Maille torse : une variante serrée de la maille endroit ou envers, qui donne des côtes nettes et rebondies, idéale pour les bordures.
  • Maille glissée : une maille que l’on ne tricote pas, parfaite pour dessiner des lignes, renforcer des bords ou jouer avec les couleurs.
  • Jersey : le point le plus répandu, obtenu en combinant deux faces différentes, très utilisé pour tricoter des pulls, bonnets et vêtements pour enfants.
  • Objectif : comprendre chaque technique de tricot en détail, savoir à quoi elle sert et comment l’intégrer dans un projet concret.

Tutoriel tricot détaillé pour maîtriser la maille endroit sans stress

Avant de parler de maille torse ou de jersey fantaisie, il faut clarifier la base absolue : la maille endroit. Beaucoup de débutants, comme Camille, pensent la connaître parce qu’ils ont vu une vidéo sur le pouce.

Tutoriel tricot détaillé pour maîtriser la maille endroit sans stress — pelote de laine et aiguilles de tricot

Puis, dès qu’un rang comporte une augmentation ou une diminution, tout se dérègle. D’où l’intérêt de décortiquer cette technique de tricot en plusieurs gestes précis, à répéter jusqu’à ce que les mains la fassent presque toutes seules, même devant une série.

Camille a monté une vingtaine de mailles avec un montage simple. L’aiguille avec les mailles se tient dans la main gauche, l’aiguille vide dans la main droite. Pour tricoter une maille endroit, l’aiguille droite vient piquer dans la première maille, par l’avant, de la gauche vers la droite. Le fil passe derrière l’ouvrage, tendu par la main droite. L’aiguille droite accroche ce fil, le ramène à travers la maille, puis l’ancienne maille glisse de l’aiguille gauche. Nouvelle maille tricotée, mission accomplie. Sur le papier, cela paraît minimal. En pratique, il y a quelques zones de glissade.

Premier piège : serrer trop fort. Beaucoup de personnes, par peur de perdre une maille, tirent exagérément sur le fil. Résultat, au rang suivant, l’aiguille a du mal à se glisser dans des mailles minuscules, le rythme casse et on a presque mal aux mains. Mon conseil, pour l’avoir vu vingt fois en atelier : vérifier rapidement, après deux ou trois rangs, si l’aiguille entre facilement dans les mailles. Si ce n’est pas le cas, mieux vaut détricoter et recommencer plus lâche, plutôt que de s’obstiner sur un ouvrage raide comme du carton.

Deuxième erreur fréquente : inverser le sens dans lequel on pique la maille. Si l’aiguille arrive par l’arrière de la maille au lieu d’arriver par l’avant, on commence déjà à créer des boucles tordues sans le vouloir. Parfois ce n’est pas dramatique, parfois cela donne un rang visuellement irrégulier. Mémoriser la phrase « j’entre par l’avant » aide vraiment à caler le geste. Camille s’est même noté un petit dessin au crayon sur son cahier de modèles, avec une flèche qui rappelle l’orientation.

D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si la majorité des patrons débutants parlent de « tout tricoter à l’endroit » pour le premier projet. Une fois ce mouvement acquis, il devient possible de lire les mailles sur l’aiguille : les boucles qui forment un petit « V » sont des mailles endroit, celles qui montrent une sorte de petit nœud sont des mailles envers. Apprendre à reconnaître ce qu’on vient de faire évite de compter les rangs en permanence et donne de l’assurance. Pour celles et ceux qui aiment avoir un support sous la main, un guide imprimable comme le fichier PDF des points de tricot reste une bonne béquille à côté du canapé.

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Pour résumer cette première étape, une maille endroit bien réalisée, c’est un geste fluide, sans crispation, toujours dans le même sens. Tant que ce mouvement de base reste bancal, tout le reste suit de travers. Une fois stabilisé, au contraire, tout s’ouvre, des côtes simples jusqu’aux torsades plus tard.

apprenez à tricoter facilement la maille endroit, la maille torse, la maille glissée et le point jersey grâce à ce tuto détaillé pour débutants et passionnés.

Apprendre à tricoter la maille torse endroit pour des côtes nettes

Une fois la maille endroit maîtrisée, Camille s’est attaquée aux bordures de bonnet. Sur les photos des modèles, les côtes autour du visage sont bien régulières, légèrement en relief, alors que son prototype donne des bords un peu mous. La différence vient souvent d’une petite variante très utile : la maille torse. Elle ressemble à la maille endroit, sauf que l’aiguille ne pique pas au même endroit dans la boucle.

Pour tricoter une maille torse endroit, l’aiguille droite ne rentre pas par l’avant de la maille comme d’habitude. Elle vient par l’arrière de la boucle, en traversant la maille de droite à gauche. Le fil passe derrière l’ouvrage, comme pour une maille endroit classique, puis la nouvelle boucle se forme et l’ancienne maille tombe de l’aiguille gauche. Le résultat sur l’aiguille droite paraît un peu plus serré, légèrement vrillé. Sur un échantillon complet, on obtient un tissu plus ferme, avec des côtes qui se tiennent mieux.

Ce point de tricot a un effet très visible sur les côtes 1/1 ou 2/2. Si on tricote toutes les mailles endroit en maille torse, en laissant les mailles envers normales, les colonnes verticales ressortent. Beaucoup de tricoteurs qui aiment les bonnets ajustés ou les poignets de manche près du poignet choisissent cette option. Sur un vêtement pour enfant, cela aide aussi à garder les manches à la bonne longueur, sans qu’elles se détendent trop vite. La maille torse crée en quelque sorte une barrière supplémentaire contre le relâchement du fil.

Camille a testé cette technique de tricot sur un échantillon de dix mailles. Premier bilan : elle a trouvé ça un peu plus sportif. Normal, puisque l’aiguille doit forcer davantage pour entrer dans la maille par l’arrière. La tentation est grande de repasser en maille endroit classique au milieu d’un rang. Pour éviter ce mélange involontaire, un repère pratique consiste à vérifier régulièrement le « V » formé par la maille. Une maille torse bien faite se présente légèrement de travers par rapport à la maille suivante.

Ne pas oublier non plus que la maille torse existe aussi à l’envers. Dans certains modèles avancés, on rencontre des instructions du genre « tricoter les mailles endroit et envers torses ». Pour un projet de niveau intermédiaire comme le bonnet de Camille, commencer par les mailles endroit torses suffit largement. Entre nous, se mettre tout de suite à torsader les mailles envers peut décourager alors qu’un simple bord côte torse transforme déjà l’allure du projet.

Pour mieux repérer les différences entre une maille endroit et une maille torse, ce petit tableau de comparaison aide à y voir plus clair sur les effets visuels et la difficulté ressentie par les débutants.

Type de maille Geste principal Aspect du tricot Usages conseillés
Maille endroit classique Aiguille qui pique par l’avant de la maille Tissu souple, « V » réguliers Écharpes, pulls en jersey, projets débutants
Maille torse endroit Aiguille qui pique par l’arrière de la maille Tissu plus serré, mailles légèrement vrillées Côtes de bonnets, poignets, encolures

Pour visualiser le geste, une vidéo reste souvent plus parlante qu’un long paragraphe. Une simple recherche ciblée permet de trouver des tutoriels en gros plan où l’on voit bien le sens dans lequel l’aiguille traverse la maille.

À la fin de cette étape, Camille a refait son bord de bonnet avec des mailles torses. Résultat immédiat : une bordure plus rebondie, qui tient bien en place. Pas besoin de techniques compliquées, juste cette variation sur la maille endroit de base. C’est souvent comme ça avec le tricot : un petit changement dans le geste produit un effet très net sur l’allure finale.

Techniques autour de la maille glissée pour dessiner des motifs et renforcer les bords

Une fois rassurée sur ses côtes, Camille a voulu ajouter un détail discret à son bonnet. Pas une torsade complète, trop ambitieuse pour l’instant, mais une ligne verticale contrastée. C’est là que la maille glissée entre en scène. Contrairement à la maille endroit ou torse, ici on ne tricote pas la maille, on la déplace simplement d’une aiguille à l’autre. Ce geste, qui semble anodin, permet pourtant de créer beaucoup d’effets graphiques sans trop compliquer le travail.

Concrètement, pour glisser une maille, on insère l’aiguille droite dans la maille de l’aiguille gauche, puis on la fait passer sur l’aiguille droite sans entourer le fil. La maille n’est donc pas transformée, juste transportée. La subtilité importante concerne la position du fil. On peut glisser la maille avec le fil devant l’ouvrage ou avec le fil derrière. Selon ce choix, on obtient soit une sorte de barre horizontale visible, soit une maille qui se contente de s’étirer sur plusieurs rangs, créant une ligne verticale.

Dans le bonnet de Camille, l’idée était de faire ressortir une rayure fine sur un fond de jersey. Elle a donc glissé une maille avec le fil derrière tous les deux rangs, juste au-dessus de la même maille de base. Au bout de quelques centimètres, cette maille allongée dessinait une colonne bien nette. Sans la maille glissée, il aurait fallu jouer avec des diminutions ou des torsades, beaucoup plus chronophages. Ici, une simple répétition de la même action suffit.

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La maille glissée n’est pas utile seulement pour les motifs. Elle sert aussi à renforcer certains endroits, notamment le bord d’un talon de chaussette ou l’ouverture d’une boutonnière. Glisser systématiquement toutes les mailles d’un rang pair par exemple crée une bordure plus solide, moins sujette à l’usure. Beaucoup de modèles de chaussettes utilisent ce principe depuis des décennies, preuve que cette petite technique tient la route dans le temps.

Camille a tout de même rencontré une difficulté classique : oublier de replacer le fil derrière l’ouvrage après une maille glissée avec le fil devant. Résultat, une ligne de fil flotte sur l’endroit du travail, là où on ne la souhaite pas. La seule façon d’éviter cette surprise est de prendre l’habitude de vérifier visuellement la position du fil à chaque changement d’action. C’est un peu fastidieux au début, mais on gagne ensuite en automatismes.

Pour bien retenir ces variations, voici une petite liste d’usages typiques de la maille glissée, que Camille a rassemblée dans son carnet :

  • Créer des lignes verticales : glisser une maille avec le fil derrière, toujours à la même place, sur plusieurs rangs.
  • Tracer des barres horizontales : glisser une maille avec le fil devant, sur un rang, pour faire courir un trait sur la surface.
  • Renforcer un bord : glisser régulièrement une maille en début de rang pour obtenir une lisière propre et solide.
  • Jouer avec les couleurs : dans un tricot à deux fils, glisser les mailles d’une des couleurs pour un motif façon mosaïque.

Pour celles et ceux qui aiment apprendre en vidéo, chercher une séquence dédiée à « maille glissée tricot fil devant fil derrière » donne souvent de bons résultats, avec des gros plans suffisants pour voir le chemin exact du fil.

Ce qui ressort de cette étape pour Camille, c’est qu’une maille qu’on ne tricote pas a autant d’intérêt qu’une maille travaillée. La maille glissée offre un terrain de jeu accessible, sans nécessiter beaucoup plus de concentration, à condition de rester attentive à la position du fil.

Tricoter le jersey endroit et envers sans se perdre dans les rangs

Arrive ensuite le fameux jersey, ce point qui compose la majorité des pulls de magasin et une grande partie des modèles de bonnets ou de vêtements pour bébé. Beaucoup de débutants pensent qu’il s’agit d’un point compliqué, alors qu’il repose sur une alternance assez simple entre maille endroit et maille envers. Camille l’a découvert en commençant son bonnet : la bordure en côtes passées, le reste en jersey pour monter plus vite.

Sur un tricot travaillé en allers-retours, le jersey endroit se construit en tricotant un rang entier à l’endroit, puis un rang entier à l’envers. Sur le côté visible de l’ouvrage, on ne voit que des petits « V », caractéristiques du jersey. Sur l’envers, on aperçoit des petits nœuds qui forment une surface texturée. Ce qui trouble souvent, c’est le changement de geste d’un rang à l’autre : le cerveau a tendance à continuer en maille endroit, surtout quand on commence à prendre de la vitesse.

Camille s’est aidée d’un simple repère visuel. Avant chaque rang, elle regarde la face visible. Si elle voit des « V », elle tricote le rang qu’elle a entre les mains à l’envers. Si elle voit les petits nœuds, elle tricote à l’endroit. Dit comme ça, on dirait une devinette, mais après quelques répétitions, cette astuce évite beaucoup d’erreurs. Mieux encore, elle permet de rattraper un oubli de changement de point avant qu’il ne crée une bande de point mousse indésirable dans le milieu du jersey.

Le jersey envers fonctionne sur le même principe, mais avec l’autre face visible. On tricote les rangs endroit sur l’envers, et les rangs envers sur l’endroit, pour garder la surface texturée à l’extérieur. Ce point est moins utilisé pour les grandes pièces, mais très pratique pour les contrastes de texture, par exemple sur un bonnet où le bas serait en jersey envers et le haut en jersey endroit. Camille a noté cette idée pour un deuxième projet, une fois son premier bonnet terminé.

Le principal défaut du jersey, tout le monde l’a constaté un jour : il roule. Les bords horizontaux s’enroulent vers l’endroit, les bords verticaux vers l’envers. Cette tendance ne disparaît pas complètement, même avec un bon blocage. C’est pour cette raison que la plupart des modèles ajoutent des bandes de côtes ou de point mousse aux extrémités. Le bord côte torse que Camille a tricoté au début de son bonnet remplit exactement ce rôle : empêcher le bas du bonnet de rouler sur lui-même.

Pour les personnes qui débutent complètement, un petit détour par des ressources pas à pas aide à apprivoiser cette notion d’endroit et d’envers. Un article comme les conseils pour débuter le tricot sereinement permet de recadrer les bases, notamment la manière de tenir le fil et de reconnaître la face visible d’un ouvrage. Une fois ces points clarifiés, le jersey n’est plus un monstre mais un simple rythme à deux temps.

Au final, pour Camille, le jersey est devenu le terrain de jeu principal. Elle a compris que ce point sobre met en valeur les détails plus discrets, comme quelques mailles glissées ou une bordure en maille torse. Sans ce fond unifié, la lecture du motif serait moins nette. Le jersey n’a rien de spectaculaire, mais il fait tenir l’ensemble, un peu comme une base neutre en peinture.

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Relier les mailles endroit, torses, glissées et le jersey dans un projet concret

À ce stade, Camille dispose de plusieurs briques techniques : la maille endroit de base, la maille torse pour raffermir, la maille glissée pour dessiner, le jersey pour construire. Reste à les assembler dans un projet qui ait un début et une fin. Elle a choisi un bonnet simple, tricoté à plat puis cousu, avec une bordure en côtes torses, un corps en jersey et une petite ligne de mailles glissées en accent. Rien d’exceptionnel, mais suffisamment complet pour valider les nouvelles compétences.

Le montage commence par une trentaine de mailles, adaptées au tour de tête. Première partie : environ 5 centimètres de côtes 1/1, avec les mailles endroit tricotées en maille torse. Cette section met immédiatement en pratique l’apprentissage du geste « par l’arrière ». D’ailleurs, au bout de quelques rangs, Camille s’est rendu compte que sa tension était plus irrégulière en maille torse qu’en maille endroit classique. Elle a donc décidé de garder un œil sur la taille des mailles, plutôt que de foncer sans vérifier.

Deuxième partie : le corps du bonnet en jersey endroit. Ici, rien de plus que l’alternance endroit/envers, mais une nouveauté quand même. Sur deux colonnes de mailles bien alignées, Camille ajoute tous les quatre rangs une maille glissée avec le fil derrière. Petit à petit, deux lignes verticales apparaissent. Ce n’est pas une torsade, mais l’œil y voit tout de suite un détail supplémentaire. On retrouve ce genre d’effet dans de nombreux modèles de tricotage bébé, où un simple jeu de mailles glissées suffit à décorer sans surcharger.

Sur la fin, quelques diminutions simples viennent refermer le haut du bonnet. Même si ce n’est pas le sujet principal ici, ces diminutions montrent l’intérêt d’avoir bien compris chaque type de maille. Quand on doit tricoter deux mailles ensemble ou faire une diminution orientée, mieux vaut savoir distinguer une maille tordue d’une maille non tordue. Sinon, la courbe du bonnet peut prendre une allure un peu bancale.

Une fois le bonnet terminé, Camille a pris un moment pour relire le modèle. En comprenant enfin des explications comme « tricoter en jersey sur X rangs » ou « tricoter les mailles endroit torses sur les rangs impairs », elle s’est sentie plus libre face aux patrons. Ce qui ressemblait à un texte codé devient alors une suite d’actions logiques. Cette étape change beaucoup de choses dans le rapport au tricot : on ne subit plus les instructions, on les choisit.

Pour aller plus loin, des collections de modèles ciblés, comme une sélection de bonnets à tricoter, permettent de tester plusieurs combinaisons de ces points. Un premier bonnet basique, un second avec des côtes plus hautes, un troisième avec plus de mailles glissées ou un jeu de couleurs : en quelques projets, les quatre techniques travaillées ici s’ancrent vraiment dans les mains. Et surtout, on commence à sentir ce qu’on aime ou pas : certains adorent le relief des mailles torses, d’autres préfèrent la souplesse d’un jersey bien régulier.

Ce qui ressort de l’expérience de Camille, et de beaucoup d’autres, c’est que ces notions ne doivent pas rester abstraites. Les mailles endroit, torses, glissées et le jersey prennent tout leur sens dès qu’elles servent un projet précis, pensé pour être fini et porté, pas relégué au fond d’un panier.

Pourquoi la maille endroit semble parfois plus serrée sur certains rangs ?

La maille endroit peut paraître plus serrée quand la tension du fil n’est pas stable, souvent à cause d’une crispation sur les aiguilles à tricoter ou d’un changement de position des mains au milieu du rang. Pour lisser cette différence, il vaut mieux faire une pause après quelques mailles, détendre les doigts et vérifier que l’aiguille glisse facilement dans les mailles suivantes. Si l’aiguille force, c’est le signe qu’il faut relâcher légèrement le fil sur les rangs d’après.

Dans quels cas utiliser la maille torse plutôt que la maille endroit classique ?

La maille torse est surtout intéressante pour les zones qui doivent rester élastiques mais fermes, comme les côtes de bonnet, les poignets, les encolures ou les bas de pull. Elle crée un tissu plus dense, qui se détend moins dans le temps. Sur un projet entièrement en jersey, elle peut aussi servir ponctuellement pour mettre en avant une bande ou un motif sans ajouter de nouvelle technique.

La maille glissée convient-elle vraiment aux débutants ?

Oui, à condition de bien surveiller la position du fil. Le geste de base reste simple, puisqu’il ne s’agit pas de tricoter la maille mais de la déplacer. Sur un projet débutant, on peut par exemple glisser la première maille de chaque rang pour obtenir une jolie lisière, ou glisser une maille tous les deux rangs pour dessiner une ligne discrète. Mieux vaut commencer avec une seule variation de maille glissée par ouvrage pour éviter la confusion.

Comment éviter que le jersey ne roule sur les bords ?

Le roulottement du jersey est normal, lié à la structure même du point. Pour limiter cet effet, il est recommandé d’ajouter quelques rangs de point mousse ou de côtes en bas et éventuellement sur les côtés du projet. Une bordure en maille torse peut renforcer encore la tenue. Le blocage à la vapeur ou à l’eau aide un peu, mais ne suffit pas toujours si le projet est 100 % jersey sans bordure adaptée.

Par quel type de projet commencer pour pratiquer ces quatre techniques ?

Un bonnet tricoté à plat, une écharpe avec bordure en côtes torses ou un petit ouvrage pour enfant sont de bons terrains d’essai. L’idée est de combiner une section de côtes (maille torse et endroit), un corps en jersey endroit, quelques mailles glissées décoratives et des finitions simples. Pour se motiver, jeter un œil aux modèles de tricotage bébé ou aux listes de raisons de se mettre au tricot peut donner des idées et un peu d’élan.

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Tricoter un bonnet facilement : modèles pour bébé, enfant et adulte